ÉvènementsPresse et Divers

Corruption et gouvernance : Suivi du CSI sur neuf secteurs prioritaires

Les structures sont mises en place et les textes sont votés, mais qu’en est-il de leur concrétisation et de leur adaptation par rapport aux réalités du pays ? C’est ce qu’a tenté de répondre le CSI lors de l’atelier de restitution et de validation de la mesure nationale de la corruption dans les neuf secteurs prioritaires de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC).

«Si l’on évalue la conformité du pays en matière de lutte contre la corruption, nous sommes dans les normes », a déclaré la présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), Sahondra Rabe­na­rivo, hier à Anta­ni­na­re­nina, lors de la séance de présentation effectuée par le consultant international, Mi­c­hel Verges. En effet, le pays a adopté et mis en place toutes les structures de lutte contre la corruption. « Mais aucun rapport ni suivi n’est constaté jusqu’ici et nous ne savons pas si cela a un impact sur la population et qu’en est-il des sanctions », a-t-elle ajouté.

« C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place ce dispositif pour mesurer l’avancement ou non de chaque secteur en matière de lutte contre la corruption », a expliqué Sahondra Rabenarivo. Cette mesure s’ajoutera aux autres indices tels qu’IPC, Mo Ibrahim, Doing Business et Afrobaromètre. Neuf secteurs sont alors concernés dans la mesure nationale de la corruption, à savoir la justice, l’education, la Décentralisation et le foncier, la santé, le secteur privé, les finances et dépenses publiques, la sécurité, la Fonction publique et les ressources naturelles. Chaque ministère et institution aura ainsi leur propre stratégie. Une collecte des données obtenues sera effectuée d’ici la fin du mois de mai.

Néanmoins, Sahondra Rabenarivo a fait savoir que l’internalisation de la lutte contre la corruption n’est pas effective. « Nous avons l’impression qu’il y a le CSI d’une part et l’Etat d’autre part », a-t-elle expliqué. Ainsi, la situation devrait s’améliorer à l’issue de la mise en œuvre de cette nouvelle mesure nationale.

Tahina Navalona

Source : Les Nouvelles