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Extension du Port de Toamasina : Arrêt de financement en cas de corruption

«Aucune suspicion ou cas de corruption ne serait tolérée, dans le cadre de la réalisation des grands travaux de l’extension du Port de Toamasina. L’Agence Japonaise de coopération Internationale (JICA) va arrêter tout financement au moindre cas qui se produira», tel est le contrat entre le Japon et Madagascar en ce qui concerne ce grand projet, a noté Vonjy Razafiarisoa de l’ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics). Notons que le coût de cet investissement s’élève à 639 millions de USD ; dont la JICA finance les 411 millions de USD, quant au reste constitue un apport de l’Etat malagasy.

Ainsi, dans le cadre de cet investissement de grande envergure, la JICA reste très stricte quant à la responsabilité des parties prenantes sur la bonne gouvernance et la bonne gestion de la réalisation de ces travaux d’extension du Port de Toamasina, a noté Sugimoto Oki , Premier Adjoint du Représentant résident du Japon.

Formation

Depuis hier, les membres de la Cellule Anti-Corruption de la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (CAC-SPAT) suivent une formation de quatre jours au Motel Anosy, laquelle est dispensée par l’ARMP, le Bureau Anti-Corruption (BIANCO), et le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI). Il s’agit d’un renforcement de capacité sur la gouvernance, sur la lutte contre la corruption et le marché public. Cela entrera dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la CAC, afin de faciliter la réalisation de leur mandat notamment la prévention, l’éducation, la sensibilisation et la facilitation de doléance auprès du Bianco.

Selon le Directeur Général de la SPAT Christian Avellin, cette formation est nécessaire pour montrer aux bailleurs la volonté de la SPAT de prévenir et de lutter contre la corruption, ce qui reflètera également la bonne gouvernance de ces grands travaux et même la gestion du port tout entier.

Bianco

Cette formation met en pratique la stratégie et la politique nationale sur la lutte contre la corruption, afin d’éviter toute tentative de corruption dans la réalisation des travaux d’extension du Port de Toamasina. Plusieurs appels d’offre auprès des marchés publics seront à faire, d’ailleurs il faut prévenir davantage les tentatives de corruption, a souligné le Directeur Général du Bianco Laza Andrianirina.

«En cas de suspicion, ou un détournement signalé, des enquêtes seront immédiatement menées», explique le DG du Bianco.

La JICA a souligné qu’aucune once de corruption au niveau de la SPAT n’est encore constatée depuis le début des travaux en avril 2018, voila pourquoi il faut continuer de sensibiliser les responsables.

Brice Lejamble, Secrétaire Exécutif du CSI, a noté que ce projet constitue un gros investissement, dont il faut impérativement sécuriser, cela dit sécuriser la gouvernance de cette grande entreprise (SPAT) et ses partenaires.

Travaux

Les travaux ont commencé en avril 2018 et se répartissent en deux étapes. La première phase s’achèvera en septembre de cette année, soit une durée de 30 mois, tandis que la seconde phase est prévue s’achever en 2025.
Soulignons qu’un Bureau de consultance en permanence du Japon est en étroite collaboration avec la SPAT dans la réalisation des grands travaux.

jemimaR

Source : MATv Online