Presse et Divers

Les Nouvelles – « Lutte contre la corruption: l’application de la loi fait défaut »

La lutte contre la corruption doit être intensifiée. Et bien que Madagascar ait un solide cadre juridique, l’application des lois laisse encore à désirer.

«La dernière Assemblée générale des Nations unies sur la corruption, a créé une convergence des luttes et des objectifs de développement durable (ODD) », a indiqué le secrétaire exécutif du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), Brice Lejamble, hier à Ambolo­kan­drina, lors de l’atelier de concertation sur la lutte contre la corruption basée sur les droits de l’homme.


En effet, « La corruption bafoue les droits de l’homme », a-t-il soulevé, notamment les droits à l’information, à la justice ou à l’accès aux services publics. D’où la nécessité de « l’engagement des leaders politiques », a estimé pour sa part le président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, Jean-Louis Andriamifidy.
Néanmoins, « Le cadre constitutionnel est solide, mais il ne faut plus qu’il reste un décor. Il faut sanctionner », a indiqué Omer Kalameu, haut conseiller des droits de l’homme au sein des Nations unies. Malgré les divers traités et conventions ratifiés, le problème réside au niveau de l’application des textes.


« Le non-respect des engagements n’encourage pas les bailleurs », a souligné la présidente du CSI, Sahondra Rabenarivo, avant d’ajouter que les mauvaises notes du pays dans divers classements, sont dues au fait que « Nous n’appliquons pas la stratégie mise en œuvre ».

Implication des acteurs

Cet atelier de concertation vise ainsi à réunir tous les acteurs dans la lutte contre la corruption, comme le système anti-corruption (Sac), la société civile, le HCDDED et le CNIDH, afin d’agir ensemble pour atteindre les objectifs de l’ODD sur le respect des droits de l’homme.


Nombreuses propositions ont été avancées. « Il est important d’intégrer la lutte contre la corruption dans le programme scolaire afin d’ancrer le concept auprès des citoyens dès leur plus jeune âge », a suggéré Boaza, membre du HCDDED. Une suggestion qui a ouvert la discussion au sein de l’assistance, d’autant que ce point semble faire partie de la stratégie. L’atelier prendra fin ce jour, après une séance de restitution.

T.N
Source : Les Nouvelles